Samedi 22 octobre 2005

Centre Culturel de Rencontre Abbaye de Neumünster - Salle Robert Krieps

Etre jeune en Europe FRAN0001 [New window]

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Etre jeune en Europe

La construction européenne est une création quinquagénaire qui, après la guerre, répondait à l'aspiration d'un continent vers la paix et vers le mieux être économique.
Elle  réussit sur ces deux points et le défi n'était pas mince.

Aujourd'hui, nos sociétés européennes sont en quêtes de sens. Avoir 20 ans en 2005 est-il plus difficile qu'auparavant ? Que ce soit il y a 50 ans ou bien même 20 ans. Les jeunes de l'après-guerre et leurs enfants soixante-huitards ont-ils eu des jours plus faciles ou bien sommes-nous toujours confrontés à la même difficulté que Nizan avait mis en exergue en 1939 dans Aden Arabie en écrivant " je nie à quiconque le droit de dire que 20 ans est le bel âge ? ".Avoir vingt ans en Europe aujourd'hui est-on orphelin contrairement à nos aînés d'une vision d'avenir, d'objectifs à atteindre, d'un sens à sa marche en avant.

Pendant ces Rencontres 2005, en une journée, notre ambition ne sera pas de dresser une vision pour le XXIème siècle, mais simplement d'observer notre société à travers les yeux de sa jeunesse et sur quatre thèmes :

  • le travail : les jeunes et l'emploi,  la valeur « travail », le stress au travail
  • l'éducation :  Les formations, l'éducation dispensées en Europe sont-elles adaptées à nos sociétés ?
  • les drogues : Que cherchent les jeunes dans la drogue; Quels vides comble la drogue? Quelles stratégies dans les combats contre la drogue?
  • l'engagement : les jeunes consommateurs ou les jeunes constructeurs de l'avenir

Sur chacun des thèmes, nous essayerons d'avoir aussi bien l'avis de spécialistes que l'avis de jeunes.

Les jeunes et le travail

Pour une société, c'est un gâchis énorme que de voir des jeunes sans emploi. Sans emploi parce que sans formation, sans emploi à cause d'une formation inadéquate ou même sans emploi tout en ayant une très bonne formation. La priorité à l'emploi des jeunes est un slogan entendu des lèvres de tous le politiciens européens ou nationaux.
Qu'en est-il dans les faits? Les principaux intéressés, les jeunes, sont-ils entendus ?

L'entrée dans la vie active n'est pas non plus sans problème. Quelle est l'attractivité du travail? Le monde du travail est parfois source de frustrations quant à la nature des tâches, source de stress, pour un salaire souvent peu motivant par rapport à la situation d'étudiant ou de chômage. Ceci est-il une vue trop pessimiste ou bien notre société permet-elle aux jeunes de se réaliser dans une vie professionnelle qu'ils ont voulue?

Mais plus encore le travail et sa place centrale dans nos systèmes de valeurs sont-ils remis en cause? Les petits boulots, la précarité mais aussi l'économie de la drogue et du racket dans les banlieues en particulier sont-ils en train de tuer la valeur éthique et d'intégration du travail ?

Certains évoquent une jeunesse aujourd'hui qui demande plus de sécurité, plus de protection et recule devant le risque.

La drogue

  •  Vidéo sur la dépénalisation du cannabis
  •  Que cherchent les jeunes dans la drogue; Quels vides comble la drogue?
  •  La drogue et l'oisiveté
  •  La drogue et la délinquance
  •  Quelles stratégies dans les combats contre la drogue ?


L'éducation

Ce thème pourrait à lui seul justifier une journée entière de débats sinon plus aussi les REL 2005 privilégieront-elles un nombre limité d'aspects. ?


La querelle des anciens et des modernes
Les formations, l'éducation dispensées en Europe sont-elles adaptées à nos sociétés ? Prépare-t-elle bien à l'intégration dans des économies en mutations constantes ?

Le débat est vif. Il y a les tenants de la transmission de connaissances, de savoirs qui constituent un patrimoine, un  héritage qui ne doit pas se perdre. Le philosophe Alain Finkelkraut se range parmi ceux-là quand il déclare que l'école ne doit pas être un lieu ludique, de plaisir mais un cadre d'apprentissage de savoirs indispensables.

Face à cette vision se dresse en quelques sortes les " libres enfants de Summerhill ". Apprendre, dans la liberté, la responsabilité. Plutôt apprendre à apprendre qu'acquérir des savoirs figés.

Education et emploi

L'éducation scolaire et professionnelle est-elle une bonne préparation à l'emploi ? Les diagnostics réalisés par l'OCDE dans le cadre de l'étude PISA jettent un éclairage  très corrosif sur nos systèmes éducatifs.
Le chômage² des jeunes est-il la conséquence du décalage du système éducatif par rapport aux besoins des jeunes entrant sur le marché du travail ?
L'intégration des minorités et en particuliers des enfants de l'immigration passe par l'école. Remplit-elle sa mission ? Quels sont les raisons et remèdes aux décalages que traduit les situations de marginalisation sociale que vivent de nombreux enfants  et jeunes issus de l'immigration ?

Education et citoyenneté

L'école et l'université favorise-t-elle ou prépare-t-elle les citoyens de demain ? La violence qui se développe dans le cadre du système éducatif peut-elle être combattue par la formation ? L'enseignement, le monde de l'éducation sont-ils des anti-dotes à la violence sociale ? Pourquoi ne semble-t-elle pas en mesure de jouer ce rôle actuellement ?
Acquisition du savoir pour obtenir un emploi ou pour forger un individu et sa personnalité ? 

Engagement

Le film " Tanguy " présente un jeune homme incapable de sortir do cocon familial. Les jeunes de 2005 sont-ils des Tanguy en puissance ? Les statistiques semblent accréditer ce modèle ou ce syndrome. Est-il le fruit des difficultés économiques et sociales ou bien le symptôme d'une maladie de la responsabilité individuelle ?
Certes les partis politiques ont beaucoup perdu de leurs forces d'attractions mais les jeunes ne sont pas pour autant passif sur le plan politique. Le score de J. Chirac contre Jean-Marie Le Pen en 2001 doit beaucoup aux votes des jeunes. De même Jose Luis Zapatero a remporté les législatives en Espagne parce que la jeunesse de ce pays a été voter. Pourquoi ce divorce apparent ?

Les mouvements de jeunesse ne semblent plus avoir la dynamique qu'ils ont pu connaître par le passé. Ce diagnostic mérite des correctifs. Les journées mondiales de la jeunesse mobilisent des foules impressionnantes de jeunes. La mort du pape Jean Paul II a confirmé cet engouement des jeunes pour un leader assez conservateur. Dans le monde des immigrés, les intégristes font recette chez les jeunes et pas seulement ceux que l'échec scolaire a cantonné hors de la route ; Plus loin de nous les mouvements évangélistes font aussi un " tabac " chez les jeunes.

La jeunesse d'aujourd'hui élevée par des parents largement guidés par le slogan " interdit d'interdire " ont plus de libertés et d'informations sur le monde que jamais mais paraissent redouter plus que jamais et cette liberté et ce monde. Pourquoi ?

Mais le doute et là : Les jeunes aujourd'hui sont-ils des consommateurs plutôt que des acteurs ? La pression des modes vestimentaire accréditent ce consumérisme précoce. D'autre part il y a bien ce qui apparaît comme des sursauts sporadiques tels que les mouvements lycéens en France ou d'autres formes de mobilisations jeunes dans les pays européens.
Cette passivité, ce désespoir social se retrouve dans les textes des musiques en vogue comme le rap. La culture jeune est-elle une culture de la déshérence dans une société perçue comme hostile ?



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