Les jeunes et l'engagement : L'engagement des jeunes a changé et s'est diversifié mais n'a pas diminué

  1. L'engagement traditionnel des jeunes a changé
    • Les clubs traditionnels n'arrivent plus à recruter : exemples des scouts, des fanfares, des partis politiques
    • L'offre aux jeunes s'est élargie : plus de clubs, plus de possibilités de s'occuper
    • L'accès au divertissement et aux activités s'est facilité : télévision, jeux vidéo, Internet
  2. Qu'est-ce que l'engagement aujourd'hui ?
    • Engagement ou encadrement ? L'engagement tel qu'on le comprend parfois (clubs, scouts, fanfares) est-il réellement de l'engagement
    • L'engagement s'individualise : projets personnels, engagement pour des causes diverses
    • L'engagement personnel est soutenu et encouragé : aides de l'Etat, facilités à l'engagement, reconnaissance de l'engagement par les recruteurs
  3. Conclusions et ouverture à discussion : L'engagement a changé mais pas diminué et a gagné en qualité
    • Exemples personnels : coopération au développement, scoutisme, politique

Les jeunes face à la drogue

DROGUES, QUESTIONS OUVERTES

Présenté par Didier De Vleeschouwer,
sociologue, membre de la commission "drogues" du Centre d'Action laïque belge


Je remercie les organisateurs pour l'invitation qu'ils m'ont faite.

Vous venez de voir le documentaire « drogues, questions ouvertes » réalisé par le Centre Laïque de l'audiovisuel et le CAL. Je vais me permettre en quelques minutes d'y ajouter un éclairage complémentaire de façon à ouvrir le débat 

Les questions posées dans le programme de ces 9ème rencontres européennes m'en donnent une belle occasion. Je dois vous dire que je ne m'attendais pas à une telle formulation et je ne puis m'empêcher d'y voir le fruit involontaire d'un siècle d'aveuglement, de stigmatisation; de chasse aux sorcières qui chez beaucoup d'entre nous a réussi à entretenir une peur irrationnelle. Or en la matière il faut le savoir, la peur n'est pas une bonne conseillère !

Je commence par les questions d'ordre général et je terminerai par les questions relatives aux jeunes

Question : Quelles stratégies dans les combats contre la drogue ?

« La drogue est probablement la chose - à la fois - la plus interdite et la plus répandue qui soit dans les pays industrialisés. Lutter contre les drogues, c'est une belle ambition. Mais existerait-il, par hasard, des méthodes de lutte qui n'auraient pas déjà été tentées ? Peut-on vraiment dépenser plus que ce que dépensent les Etats-Unis pour la combattre, sans jamais ralentir sa progression depuis 20 ans ? Peut-on franchement faire baisser la demande de drogues dans les sociétés technologiques, où la mutation sociale en cours, apporte chaque jour son nouveau lot de misères et de souffrances ? Nous savons, et de mieux en mieux, que les univers technologiques, toujours, seront consommateurs d'anesthésiants et de dérivatifs de toutes sortes. »

Monsieur Mike Trace haut responsable audacieux à l'ONU en charge quelques temps du programme drogues affirmait en 2002 lorsqu'il prit ses fonctions:

« L'organisation a investi des centaines de milliards de dollars pendant plusieurs années pour tenter d'éradiquer le marché des drogues. Le marché était petit quand elle a commencé, et il est gigantesque aujourd'hui. Je n'ai pas besoin d'un expert pour établir qu'il est temps de réévaluer cette tactique »

Alors combien de stratégies faudra-t'il encore inventer, combien de milliards de dollars faudra-il encore dépenser dans un combat contre les drogues nécessairement péremptoires parce qu'il est sans effets sur les objectifs annoncés ?

L'objectif d'une société sans drogues est une utopie qui a la dent bien dure. Il est inutile, pourtant, de se cacher la tête dans le sable ou de se laisser guider par une position qui est essentiellement morale (la drogue c'est mal …à la belle affaire).

L'homme a connu de tout temps les psychotropes. Il n'existe pas de société humaine sans drogues. C'est pourquoi plutôt que de développer des stratégies contre il serait grand temps d'investir dans des stratégies qui permettent de faire avec les drogues.

S'il existe bien aujourd'hui une drogue qui est particulièrement dure, c'est l'alcool. Pourquoi dès lors ne pas l'interdire ? L'alcool fait partie de notre culture et chacun sait que l'interdire est voué à un échec retentissant. D'aucuns se souviendront des tentatives infructueuses de la prohibition de l'alcool aux Etats-Unis qui a finalement abouti aux objectifs contraires de ceux escomptés (augmentation de l'alcoolisation de la population, intoxications gravissimes et dommages irrémédiables, enrichissement de la maffia avec une recrudescence de la criminalité,…). Nous avons appris et de mieux en mieux au cours de ces 20 dernières années a géré le phénomène de l'alcool par la mise en place progressive de politique de réglementation et de modération. Est-ce à dire qu'on a éliminé l'alcoolisme ? Non bien entendu, mais nous en limitons dans une certaine mesure les dégâts. Pensez seulement qu'il y a presque trente ans servir des jus de fruits ou de l'eau dans des cocktails était pratiquement impensable, que Bob - celui qui vous reconduit à bon port - n'existait pas ou que la gestion de l'usage avec une certaine modération était une perspective qui n'existait pas dans le traitement des alcooliques. Certes, il est probable qu'on pourrait aller encore plus loin dans ce modèle gestionnaire en supprimant la publicité, en confiant à l'état la gestion de l'offre, et donc d'une accessibilité non-incitative. Mais nous connaissons tous à ce niveau les résistances qui viendraient du lobby des producteurs-revendeurs d'alcool (particulièrement aux USA).

Alors pourquoi ne pourrait-on pas imaginer la même chose pour les drogues actuellement illicites et qui sont consommés par de plus en plus de jeunes et de moins jeunes ?

La Commission drogues du CAL a lancé depuis 3 ans une campagne intitulée « drogues, questions ouvertes » dans laquelle nous présentons une proposition de loi visant la réglementation du commerce des drogues.

En quelques mots, cette loi qui est une alternative - à débattre et à améliorer - pour la gestion d'une société « avec les drogues » propose la gestion publique d'une trentaine d'officines sur le territoire belge qui serait tenue par des agents de prévention dans le cadre d'une expérience scientifique de santé publique. Ces officines seraient des lieux où les consommateurs âgés de plus de 18 ans pourraient venir acheter des stupéfiants en quantité limitées à un prix raisonnable mais non-incitatif. Il recevrait de l'information sur les produits et leur bon usage  (donc aussi sur leurs mésusages) ainsi que sur les services de prévention, d'assistance et de soins. Parallèlement, dans un tel système, l'offre des services de prévention et d'assistance seront augmentés et diversifiés notamment grâce aux taxes perçues sur les produits et à la ré-affectation de la partie inutilisée des budgets de la répression (c'est-à-dire pour la Belgique certainement plus de la moitié du budget actuel « drogues »).

Question : La drogue et délinquance ?

La question du lien entre 'drogues et délinquance' ne se poserait dès lors plus. La détention et l'usage de drogues dans les quantités prescrites par la loi ne seraient plus considérés comme un délit sans victime puisqu'ils ne seraient plus sanctionnés par la loi, la délinquance acquisitive serait quasi réduite à néant et le contact avec le milieu criminogène du simple fait de l'usage n'aurait plus de raison d'être. Au total, la sécurité - objective- des citoyens s'en trouverait probablement renforcée par une diminution de la petite délinquance.

Quelles sont les valeurs sur lesquelles se fonde notre alternative ?

En plus de ce qui vient d'être dit c-à-d tout ce qui relève d'une bonne gouvernance basée sur les principes de réalité et de pragmatisme et non sur des principes moraux dont les ligues de tempérance ont été les meilleurs défenseurs, l'autonomie, la responsabilité, la liberté individuelle et l'usage privé des plaisirs constituent le socle éthique de notre alternative.

D'abord, la question du bien-fondé de l'intervention de l'Etat lorsque celui-ci se donne pour mission d'interdire certains comportements individuels qui ne nuisent pas aux tiers doit être sérieusement questionnée. Si l'Etat est en droit d'établir des normes pour pallier et réguler des comportements dangereux liés à la consommation d'un produit (comme l'alcool au volant), on ne voit pas au nom de quoi il serait en droit d'interdire l'usage en tant que tel d'un produit. Plutôt que d'interdire ces comportements, l'état a pour devoir de garantir la liberté individuelle et la sphère privée qui en découle. Ensuite, il convient de s'interroger sur les valeurs opératoires d'une norme totalement dévoyée fondée sur des valeurs ancestrales. L'usage généralisé et intégré de certaines drogues par des franges de plus en plus importantes de la population, fussent-t'elles minoritaires, devrait contraindre les représentants de la nation à revoir l'interdit législatif, car si une loi particulière ne reflète plus les valeurs de la société, ni les pratiques de ses citoyens, elle devient illégitime. A ce titre, il n'est pas vain de rappeler que la figure du drogué du 21 siècle n'est finalement pas fort différente de celle du masturbateur du 18ème siècle. Contrôle des corps, négation des plaisirs, abstinence et repentir font bien entendu bon ménage avec l'idéologie judéo-chrétienne mais aussi avec une certaine partie de la médecine moderne qui s'est chargée depuis le 18ième siècle d'entretenir l'idée que certains comportements susceptibles de procurer du plaisir sont nécessairement dangereux pour la santé. S'il n'est nullement question de viser ici une quelconque apologie des drogues, ni même de proposer leur banalisation, au moins convient-il de réfuter la promotion de l'idéal d'un monde sans drogue ou de l'abstinence. Au contraire, il y a lieu d'adopter un pragmatisme de bon aloi qui considère que les drogues font partie des objets auxquels chaque destinée humaine aura à se confronter. Un Etat soucieux des principes laïques se doit d'inventer sans cesse un subtil dosage entre promotion de la plus grande émancipation possible pour tous d'une part, et assurance d'une protection forte pour ceux qui se trouvent en situation de fragilité, de l'autre.

Qu'en est-il justement de la protection des plus « faibles » ? D'aucuns affirment encore aujourd'hui qu'au fond l'interdit pénal sur l'usage des stupéfiants assure la protection des plus fragiles. Le rôle protecteur d'une norme traduite dans le droit pénal n'est évidemment plus tenable devant le constant qu'elle n'est absolument pas respectée à un point tel que l'Etat a du mal à la faire appliquer de manière rigide et intangible. La norme ne joue donc pas le rôle structurant que d'aucuns voudraient lui attribuer pour les plus fragiles. Le Dr. Olivenstein a démontré que l'usage problématique des drogues était le fruit d'une conjonction de  3 facteurs - l'individu/la drogue/l'environnement. La prohibition des drogues agit négativement sur deux de ces facteurs avec pour conséquence de renforcer la fragilité individuelle. Les produits frelatés et la clandestinité de l'usage constitue un terreau favorable à faire des drogués abuseurs de véritables éclopés en sursis permanent : HIV, HCV, overdoses et abcès de toutes sortes constitue le leg de cette stratégie à l'instar de ce qui s'est passé pour l'alcool aux USA dans les années 30. La stigmatisation à outrance, la persécution rituelle des drogués - comme aimait à le dire Thomas Swasz - bref la conscience de la prohibition génère chez le consommateur abusif un stress psychologique, lié à la clandestinité de son acte, à l'opprobre morale qui en résulte, stress psychologique qui concourt paradoxalement à la répétition de l'intoxication plus qu'à son arrêt, cette dernière intoxication ayant toujours pour horizon dernier une valence auto-thérapeutique. Toute dépendance aux drogues est conditionnée par les effets de la prohibition et par l'interdit spécifique qui pèse lourdement sur celles-ci en renforçant la mésestime de soi.

La dépendance est intrinsèquement humaine et l'indépendance un véritable mythe fondateur de la société occidentale contemporaine et hyper-individualiste. Tout individu, aussi individualisé soit-il, est pris dans des réseaux de dépendance et d'interdépendance.  Il n'y aurait pas de société des individus sans cela. Or le procès de la dépendance fait aux toxicomanes qui deviennent les victimes désignées et pathologisées de cet idéal d'indépendance maintient beaucoup d'entre eux dans une illusion - l'indépendance -impossible à obtenir- avec comme corollaire les multiples stratégies de l'abstinence à tout prix et très casse-gueule quand elle ne s'accompagne de nouvelles dépendances qui fait lien avec la société des individus. L'autonomie ne s'obtient qu'à condition de multiplier les dépendances individuelles, de reconnaître ses relations de dépendances afin d'en assurer la bonne gestion.

La majorité des usagers de drogues posent un choix individuel et personnel et n'éprouvent pourtant pas la moindre dépendance à l'égard des produits qu'ils consomment.  N'est pas alcoolique toute personne qui boit un verre. On oublie qu'à l'alcool, au cannabis, à l'opium tout comme au sport peuvent être attribués des effets, qui en fonction des besoins du consommateur lui assurent plaisir et détente, régulation de tensions, désinhibition et sociabilité.  Nous connaissons tous des buveurs malheureux chez qui l'ingestion d'alcool s'accompagne de violences ou de brusques accès de mélancolie. Le jogging ou le squash peut être mortel pour qui a des insuffisances cardiaques et un simple joint peut entraîner des angoisses de persécution. Dans ce domaine, toute généralisation est abusive. Celui que l'alcool rend fou peut se détendre grâce au cannabis; d'autres, pour trouver la détente propice à un sommeil réparateur, préféreront une pipe d'opium aux somnifères; d'autres encore, remplaceront le café ou les amphétamines par des feuilles de coca. Comment justifier qu'un Etat décrète a priori ce qui fait du bien et du mal à chacun de ses citoyens? Comment accepter qu'il déploie un véritable arsenal de guerre pour les convaincre de son juste choix ? Au nom de quelle valeur éthique peut-on justifier cette démarche ?

Et nos jeunes ?

Pensez-vous que toute drogue aura disparu de notre société dans quinze ou vingt ans ? Je ne suis pas devin, mais je pense la même chose que vous quant à la réponse. Elle serait probablement négative.

Pensez-vous que les drogues seront libéralisées dans 15 ou 20 ans ? Je crois que la réponse pourrait être positive, simplement parce que dans 20 ans la génération qui sera au pouvoir aura plus largement fait l'expérience des drogues et ne pensera plus le problème comme nous aujourd'hui. Par ailleurs, l'électorat aura changé et les partis politiques ne prendront plus les mêmes risques en mettant la libéralisation des drogues à leurs programmes.

Bien qu'il soit difficile de disposer de chiffre épidémiologique valable vu la clandestinité de l'usage, on dispose d'une petite idée nécessairement minimaliste de l'étendue de l'usage de drogues chez les jeunes: 

28,9% des jeunes européens (15-24 ans) affirment avoir déjà consommé du cannabis 
8,8% des jeunes européens (15-24 ans) affirment avoir déjà consommé une autre drogue illicite 

En 2002, l'Observatoire européen des drogues constatait que le nombre de consommateurs de drogues illicites, et particulièrement du cannabis, a très sensiblement augmenté au cours de ces 10 dernières années dans l'Union Européenne

Question :
 
S'il est difficile de répondre aux questions « que cherchent les jeunes dans la drogue ?« quels vides la drogue comble-t-elle? », «les drogues et l'oisiveté », il est indéniable qu'une grande partie des consommateurs commence à l'adolescence même si très peu d'entre eux ne deviendront in fine dépendants. Les raisons de consommer ces produits - pour les jeunes comme pour les moins jeunes - sont multiples, parfois très circonstancielles ou croisées : elles vont du plaisir hédonistes aux moyens pour tenir le coup, pour affronter la fatigue et le stress, pour diminuer les angoisses, la douleur, la dépression et la souffrance.

Plutôt que d'interroger le « pourquoi ?», demandons-nous « comment faire avec ? » et « à quelle prévention des dommages doit-on réfléchir ? »

S'agit-il d'une prévention axée sur le non à la drogue ou s'agit de tenter une prévention des assuétudes et des dommages consécutifs aux consommations abusives? S'agit-il d'une prévention axée uniquement sur une information ou s'agit-il d'une prévention bien plus large - éducative, socio-économique, culturelle - qui touche au renforcement de la personnalité si possible bien avant l'adolescence ?

Une chose semble pourtant bien acquise par les spécialistes : l'image du junkie édenté, au corps tatoué d'abcès, porte en elle une valeur identificatoire majeure pour tout un empan de la jeunesse à risque qui ne se reconnaît pas dans les miroirs de la réussite. De même  tous les discours teintés de « peur du gendarme » ou directement portés par les policiers, bref tous les discours diabolisés empreints d'idées fausses comme la pseudo théorie de l'escalade donne une illusion sécuritaire aux braves gens à qui la drogue fait déjà peur, c'est-à-dire à tous ceux à qui la prévention ne devrait justement pas s'adresser.

Une fois pour toute : la peur est très mauvaise conseillère en la matière.

Conclusion

En guise de conclusion, je reprendrai les propos  de Roland Coehen, praticien de l'adolescence à risque  :

« La prévention auprès des adolescents ne convaincra que ceux qui sont déjà prêts à se laisser convaincre et jamais les autres. Parce que le cerveau des adolescents à risques n'est pas dominé par la raison, mais par les passions. Pour ceux-là, tout argument de raison sera toujours débattu avec excellence dans les réseaux de copains, dans les réseaux de ceux qui veulent montrer qu'ils sont plus forts que les adultes, dans les groupes de pairs qui, toujours, apporteront contre nos arguments la preuve de leur savoir en fournissant beaucoup plus d'expertise, beaucoup plus d'expérience et de pratique des produits que ce que nous ne pourrons jamais offrir »
…..
 La pire des choses dans la prohibition, c'est qu'elle nous empêche totalement toute éducation au produit, et même bien souvent, elle nous empêche simplement de faire notre travail. Car, quel est l'objectif à poursuivre avec des adolescents à risques ? Si ni la prévention classique ni la répression ne marchent, comment pouvons-nous leur apprendre à se protéger de la toxicomanie ? Comme pour l'alcool, il n'y a qu'une et une seule chose qui marche pour la majorité d'entre nous, et je vais vous dire laquelle ; pour qu'une prévention réelle fonctionne, il faut que toutes nos actions, toutes nos réflexions, toutes nos énergies convergent vers un seul et même objectif : enseigner la modération ! Et pour que la modération marche, il faut que la personnalité marche ! La prévention, ce n'est pas une simple affaire d'information des publics à risques. C'est un travail total, et totalement engagé. Le travail avec les populations à risques est forcément une politique à risques.  »

Les jeunes face à la drogue

La Solution Finale au problème des drogues ?

Présenté par Clément Dartevelle

Président du cercle du libre examen de l'Université libre de Bruxelles (ULB)

Les jeunes sont les principaux intéressés du phénomène des " drogues " et ce phénomène est un problème. Tel est le lieu commun généralement accepté. Mais la généralité des termes recouvre mal les différences fondamentales et lourdes de conséquences entre les " groupes " de consommateurs. Dans quelques pays européens, des politiques de " libéralisation " (ou plutôt de dépénalisation) de certaines drogues ont ouvert la voie à une nouvelle approche du phénomène, mais avec des résultats mitigés. L'heure est-elle venue pour une approche globale?



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