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Nous sommes passés en trente ans d’une Europe protégée du monde à une Europe soumise à la mondialisation.

Les dirigeants économiques ont pris les commandes. Devant la montée des inégalités, le système représentatif est mis en cause. Les grandes familles politiques démocrate-chrétienne et social-démocrate, les gauches et les droites qui structuraient la vie politique depuis la fin du XIXème siècle, ont renoncé à se donner les moyens d'imposer des règles à un « Pouvoir Argent » qui ne connaît plus de frontières.

Ce processus de mondialisation a été rendu possible par le développement des techniques numériques. En changeant radicalement l’organisation du travail, elles ont réduit le besoin d’emplois peu qualifiés.

Les Européens craignent que leur protection sociale et la redistribution ne soient remises en cause par le libre-échange et les délocalisations industrielles. Et les citoyens les plus modestes, les « oubliés » de la mondialisation, expriment leur colère en contestant la légitimité des instances démocratiques.

Les technologies numériques sont devenues suffisamment performantes pour permettre aux GAFA et à d’autres (des milliardaires par exemple) de manipuler les opinions publiques, et obtenir des résultats d’élections que peu d’observateurs auraient cru possibles. Les recherches en intelligence artificielle permettent d'entrevoir un horizon où les citoyens ne seraient plus acteurs dans les processus de décision.

Les déclarations des droits de l’homme avaient vocation à rendre universelles les valeurs de liberté, égalité, fraternité, démocratie, respect des minorités, droits de la personne. Elles paraissaient avoir gagné le combat contre l’obscurantisme. Ce n'est plus vrai aujourd'hui. En Europe, certains États prônent une démocratie « illibérale », réduisent le champ des libertés fondamentales, s'attaquent à l'indépendance de la justice, de la presse, de l'Université.

Il y a donc une réelle urgence à repenser la démocratie en Europe si l'on veut éviter que se diffuse cette peur du monde extérieur conduisant inéluctablement à un chacun-pour-soi bien illusoire et à la nostalgie des frontières.

Reprenant la formule de Jean-Hervé Lorenzi[1] : « Pour ne pas être des somnambules, soyons des sentinelles », devenons les vigilantes sentinelles de la démocratie en Europe !

 

[1] Président du Cercle des Economistes, France

 

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